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Séparation après une PMA : ce qui demeure, ce qui s'organise

Réponse courte : une fois l'enfant né, la séparation ne change rien à la filiation établie par la reconnaissance conjointe anticipée : vous restez toutes les deux mères, avec une autorité parentale conjointe. C'est précisément la protection que l'acte notarié a gravée. En revanche, une séparation survenue avant la réalisation de la PMA prive le consentement d'effet pour la suite du parcours.

Mis à jour le 26 août 2026 · Sources : Code civil, service-public.fr

L'essentiel en 30 secondes

Après la naissance : la filiation est un roc

La filiation établie par la reconnaissance conjointe anticipée ne peut être contestée que dans les cas très étroits prévus par la loi (démontrer que l'enfant n'est pas issu de la PMA, ou que le consentement était privé d'effet). Ni la séparation, ni le divorce, ni le désaccord ne permettent de « défaire » une maternité : votre enfant garde ses deux mères, ses deux lignées, ses droits successoraux dans les deux familles.

Source : Code civil, art. 342-10 al. 3 et 342-13 — version en vigueur.

Organiser la vie de l'enfant après la séparation

  1. L'amiable d'abord : résidence alternée ou principale, calendrier des vacances, contribution à l'entretien — un accord écrit (convention parentale) peut être homologué par le juge pour lui donner force exécutoire.
  2. À défaut, le juge aux affaires familiales statue dans l'intérêt de l'enfant, exactement comme pour tout couple de parents séparés.
  3. Le patrimoine aussi se réorganise : logement commun, donations entre vous, testaments croisés — autant de points à revoir avec le notaire au moment de la séparation.

Séparation en cours de parcours : le consentement tombe

La loi protège aussi la liberté de chacune avant la naissance : le consentement à la PMA est privé d'effet en cas de cessation de la communauté de vie, de dépôt d'une requête en divorce ou en séparation de corps, ou de révocation écrite, survenant avant l'insémination ou le transfert d'embryon. Dans cette situation, informez sans délai le centre d'AMP et le notaire ; la poursuite du projet supposerait de nouveaux actes, dans un nouveau cadre.

Le cas douloureux du refus de reconnaissance

Si une femme qui a consenti à la PMA refusait ensuite de faire établir la filiation, sa responsabilité serait engagée envers la mère et envers l'enfant — et la loi permet même de faire établir judiciairement cette filiation. Là encore, la RCA signée en amont évite le problème : la filiation s'établit automatiquement à la naissance par sa simple remise en mairie.

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Sources officielles : Code civil, art. 342-9 à 342-13 · Service-public.fr — Autorité parentale · Service-public.fr — La PMA